Joyeux Losar 2143

Le 9 février 2016, premier jour suivant la nouvelle lune de février, marque le Losar, le nouvel an royal tibétain.

Nous entrons dans l’année du Singe de Feu.

Cette année sera donc empreinte du caractère du singe. « L’esprit est comme un singe qui saute de branche en branche ». C’est bien là le caractère du singe, vivant, actif. Il est plein de vivacité, très inventif, et parfois instable. Le singe peut aussi se montrer calculateur, et pas nécéssairement digne de confiance.

Avec le singe, il faut s’attendre à être surpris !

Quant à l’élément Feu, il est relié à l’ardeur, la fougue, la créativité, la spiritualité. Transformant tout ce qu’il touche, le feu est purificateur, mais le mélange d’impatience et d’intolérance dont il peut faire preuve peut également s’avérer destructeur… Ce qui lui résiste doit être détruit.

En se référant au fait que 2016 est une année 9 (2+0+1+6=9), une année de fin de cycle, c’est le moment de faire le bilan et de nettoyer, purifier le passé. La confiance risque de faire défaut cette année, mettant quelques systèmes bien établis à mal. Mais l’habilité du singe fera sans conteste émerger de nouvelles solutions !

PadmasambhavaCette année du singe est placée sous le signe du sage indien Padmasambhava, dont le nom signifie « né du Lotus ».

Padmasambhava introduisit le Bouddhisme au Tibet au VIIIème siècle, répondant à l’appel du 38ème roi du Tibet Trisong Detsen pour soumettre les forces négatives.

Il fonda le premier monastère boudddhiste tibétain à Samye en 779.

Padmasambhava énonça de nombreuses prophéties et fût à l’origine de la tradition des Terma, trésors spirituels cachés de leurs contemporains pour être découverts et diffusés ultérieurement par les Tertön[1] (c’est-à-dire au moment opportun pour le bien de tous et parfois des siècles plus tard), ce qui lui valut d’être nommé Guru Rinpoche (« précieux maître ») par les tibétains.

Il en est allé ainsi du Gyu shi, le recueil des quatre Tantras de Sowa Rigpa, la médecine tibétaine, qui fut caché dans un pilier de Samye Ling en raison d’une prophétie de Padmasambhava. Le Gyu Shi fut redécouvert environ deux siècles plus tard.

Considéré comme le second Bouddha, Padmasambhava, est le maitre du Bouddhisme tantrique.

L’année du singe de feu doit être une année spirituelle, au cours de laquelle on doit s’efforcer de pratiquer pour évoluer sur notre chemin psycho-spirituel… sans quoi l’année risque d’être vécue de manière difficile.

 

Cette année est donc une formidable opportunité pour se mettre à la méditation. Et si nous méditions ensemble?

Pour en savoir plus, visiter la page Méditation.

[1] Les tertön sont littéralement des découvreurs de trésor. Dilgo Khyentse Rinpoche, Chögyam Trungpa ou encore Namkhai Norbu sont des Tertön du XXème siècle.

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